Friedrich Schelling, Ironie, Liberté, Luther (Martin), XVIIIe siècle, XVIe siècle
Europe
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Descriptif
Dans quelle mesure Schelling est resté proche de l’esprit de Luther, comment apprécier l’influence d’une œuvre théologique dont la lecture ne fut pas l’objet favori des méditations du philosophe et qui, de surcroît, ne s’est pas privée d’insulter gravement à la raison, l’objectif du présent essai est de contribuer à l’établir. Dans un premier moment, il examine la référence à Luther dans les Recherches sur la liberté humaine — qui peuvent passer pour une réfutation en règle du traité du Serf arbitre que Luther jugeait son meilleur ouvrage et procède à une comparaison entre les théories sur la double volonté de Dieu chez les deux penseurs. Il porte ensuite son attention sur le thème luthérien de l’ironie divine que Schelling essaya de conquérir pour le compte de la philosophie. Un appendice sur l’autorévélation de Dieu thématise le passage de philosophie et religion aux Recherches sur la liberté humaine.
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