image 1
image 2
image 3
image 4
image 5
image 6
image 7
image 8

Robert Havas

Biographie

Robert Havas est né en 1944 à Timisoara, en Roumanie. Il a immigré en France en 1962 et pris la nationalité française en 1969.

Cadre supérieur de la grande industrie française (Matra, Airbus, Thomson), compagnon de route des grandes réalisations régaliennes : spatiales, militaires, sécuritaires, audiovisuelles. Mais aussi actif dans les circuits de l’innovation technologique en France et dans l’Union Européenne. Il a été président du directoire de l’AII (Agence de l’Innovation Industrielle) de 2005 à 2007, dont les activités ont constitué, entre autres, les fondations de l’actuelle BPI.

Sa bonne connaissance des milieux de la recherche, de l’industrie et de la politique n’a pas été sans donner sa coloration au livre. Son roman prend le pari d’imaginer comment une société contemporaine pourrait être minée, déstabilisée, par des communautés de rats mutants, évadés des laboratoires de recherche et organisés socialement. Le roman ne porte pas tant sur la description ou l’étude des rats mutants et de leur société mais sur ce qu’une société humaine révèle quand elle s’évertue à endiguer l’invasion, sujet d’ailleurs traité dans les contes du Moyen Âge. Telles mutations sont l’œuvre, volontaire et involontaire, d’un scientifique talentueux et néanmoins apprenti sorcier.  Le produit de ces mutations se répand dans une grande ville, Paris ici, au moment où les rats s’évadent par accident du laboratoire et commencent à s’organiser en communauté très structurée et pullulante. Certes, cette menace, qui a peu de chances de se concrétiser dans une société comme la nôtre, est une attaque endogène, produite par ses dérèglements. On reste donc dans le cadre d’une fiction.

Sans que ces rats jouissent de quelque méga intelligence, ils forment des communautés ayant capacité à s’organiser socialement, à se défendre, à éduquer les ratons, à conquérir des territoires pour accéder à des ressources alimentaires chaque fois plus importantes. Elles servent de révélateur des comportements de la société humaine, bousculée et effarée. Les hommes de la cité refusent d’en prendre d’abord connaissance puis finissent, ensuite, par réagir, en mesurant peu à peu le défi.

Tel est le fond du roman. Cinq protagonistes : Paul, Antoine, Hervé, Marc, Pierre. Chacun apporte ses qualités, complémentaires des autres ; ils parviennent à contenir l’invasion des muridés.

Se posent, en filigrane, ces questions : en quoi serions-nous des êtres supérieurs et de combien sommes-nous supérieurs à d’autres êtres organisés en sociétés, existants ou à venir ? En quoi consiste notre civilisation et vers quoi tend-elle ? Pourrait-on envisager un jour l’existence d’êtres supérieurs à l’homo sapiens ?

 

 

Robert Havas