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Marianne Gourg-Antuszewicz

Biographie

Marianne Gourg, épouse Antuszewicz, est née le 4 mars 1944 à Clermont-Ferrand, France. 1963 : Entrée à l’ENS de Sèvres ; 1965 : Licences de russe et d’anglais ; 1966 Maîtrise : L’influence de Gogol sur les œuvres de jeunesse de Dostoïevski ; 1967 : Agrégation de russe ; 1987 : Doctorat d’État sous la direction de Claude Frioux : Le Maître et Marguerite, une œuvre univers.

Elle a été, tour à tour : 1963-65 Professeur stagiaire à l’ENS de Sèvres. dont deux en URSS ; 1968-69 Assistante à l’université de Rennes ; 1969-1995 Maître-assistante puis maître de conférences à l’université de Paris 8, d’abord Vincennes-Paris 8, puis Vincennes à St Denis ; 1995-1999 Maître de conférences à l’ENS de Fontenay- aux- Roses ; 1999-2001 Professeur à l’université de Lille 3 ; 2001 : professeur à l’université de Paris 8 ; 2004 : Départ à la retraite.

Elle est, très longtemps, membre du conseil de rédaction de la revue LRS qui a pour visée de faire connaître la littérature russe en France elle y a traduit régulièrement. De la traduction, elle en a fait régulièrement : Boulgakov, Grossman, Z. Hippius, I. Olecha, Tchekhov, littérature moderne etc.

Elle a publié : 1992 : Un maître et son destin. Une biographie de Boulgakov en images. Laffont, 314 pages ; 1993. Boulgakov, romans ― en collaboration avec L. Troubetzkoy. Traductions revues, annotées et préfacées, Laffont, collection Bouquins, 1064 pages (plus spécialement le Roman théâtral et le Maître et Marguerite ; 1997 : traduction, présentation et annotation de La Garde blanche et des Récits de la guerre civile, Pléiade Boulgakov, Gallimard ; 1998 : Gogol, Nouvelles de Saint-Pétersbourg, coll. Profil d’une œuvre, Hatier, 176 pages (en collaboration avec C. de Grève) ; 1999 : Étude sur Le Maître et Marguerite, Paris, Ed. Ophrys, 100 pages ; 2010 : Le voyage en Russie d’Henry de Varigny. Récit imaginé d’une mission scientifique en 1896. Par Yves et Marianne Antuszewicz, L’Harmattan, 220 pages.

 

Brefs éléments bibliographiques

à l’intention des lecteurs français.

 

 Les sept volumes Dostoïevski de La Pléiade présentent l’essentiel de l’œuvre de l’écrivain. Les introductions de Pierre Pascal restent toujours extrêmement éclairantes.

On lira avec intérêt l’intégrale de la Correspondance de Dostoïevski en 3 tomes traduite du russe par Anne Coldefy-Faucart et présentée et annotée par Jacques Catteau (Ed. Bartillat, 2003) : l’ouvrage de C. Motchoulski, Dostoïevski, l’homme et l’œuvre, Paris, Payot, 1963, reste complet et passionnant. L’ouvrage pionnier de Pierre Pascal, Dostoïevski, l’homme et l’œuvre, Lausanne, L’Age d’homme, 1970, offre une première approche claire et documentée ; le monumental Dostoevsky de Joseph Frank publié à Princeton University à partir de 1986 dépasse la dichotomie homme/ œuvre pour fondre biographie, critique littéraire et contexte socio culturel. Le premier tome, Les années miraculeuses a été traduit en français en 1998 chez Actes sud ; le livre de Jacques Catteau, La création littéraire chez Dostoïevski, Paris, Institut d’études slaves, 1978, est toujours LA référence incontournable pour le lecteur français ; on lira également avec profit : Louis Allain, Dostoïevski et Dieu, La morsure du divin, Presses universitaires de Lille, 1981 ainsi que, du même auteur, Dostoïevski et l’Autre, Presses universitaires de Lille, 1985.

La bibliographie de Dostoïevski en russe est immense. Nous ne citons que quelques titres. Les Œuvres complètes de Dostoïevski en 30 tomes sous la direction de G. Fridlender (L. Nauka) demeurent à ce jour la Bible des études dostoïevskiennes, en particulier grâce aux Notes, d’une grande richesse en dépit des limitations imposées par le régime soviétique. Cet ouvrage fondamental va être réédité et complété. Parmi les études critiques, signalons : Bakhtine, M. Problemy poetiki Dostoevskogo, M. Sovetskij pisatel’, 1963 ― première édition en 1929 ; il est traduit en français par I. Kolitcheff sous le titre La poétique de Dostoïevski, Le Seuil, 1970 ; Vetlovskaïa V.E., Poetika romana « Bratja Karamazovy », L. Nauka, 1977; L. Saraskina, Dostoevskij, M., Molodaja Gvardija, 2011.

 

Portrait de Dostoïevski pour la couverture : Huile de Vassili Grigorievitch Perov (1833-1882). Membre du groupe des « Ambulants » (tenants d’une problématique sociale). Il date de 1872 et se trouve à la Galerie Trétiakov (Moscou).

 

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Philippe Weigel