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Goethe

Biographie

Johann Wolfgang von Goethe (* 28 août 1749 à Francfort sur le Main - + 22 mars 1832 à Weimar).
Pour répondre au vœu de son père, il entreprend, dès 1765, des études de droit à Leipzig, vite interrompues par des problémes de santé et poursuivies puis terminées à Strasbourg en 1770. Ce séjour alsacien est aussi marqué par ses relations avec de jeunes poètes et dramaturges hostiles aux conceptions classiques françaises, son amitié pour Herder dont l’influence sera décisive et sa rencontre avec Frédérique Brion (1752-1813). Il compose alors de très nombreux poèmes à son intention.
De retour dans sa ville natale, ses occupations de jeune juriste lui laissent assez de loisirs qu’il consacre à l’écriture. De cette époque datent par exemple le premier Faust et son drame Goetz von Berlichingen qui le place d’emblée au premier rang des auteurs du Sturm und Drang (Tempête et Elan).
Il effectue en 1772 un stage au tribunal impérial de Wetzlar et participe aux réunions des sociétés paramaçonniques la Table des Chevaliers et l’Ordre du Passage.
Deux ans plus tard, il publie pour la première fois sous son nom Les souffrances du Jeune Werther, le « psychogramme d’une sensibilité », dont le succès est immédiat. C’est aussi l’année où il se fiance à Lilie Schönemann mais la liaison sera éphémère. En 1775, il se rend en Suisse puis visite Weimar invité par le duc Charles Auguste. Il décide de s’établir dans cette ville et entre au service du duc avec le titre de conseiller secret de légation. Il réorganise les mines d’Ilmenau et est responsable en particulier de la construction des voies et du conseil de guerre. Il participe aux représentations du théâtre amateur de Weimar et compose Wilhelm Meister theatralische Sendung, la première mouture de son futur roman Wilhelm Meister Lehrjahre (WM, années d’apprentissage). Le 23 juin 1780, il est initié à la franc-maçonnerie dans la loge Amalia de Weimar. Il sera également reçu dans l’Ordre de Illuminés le 11 février 1783 sous le nom d’Abaris. De cet intérêt pour la société des francs-maçons témoignent des discours et de nombreux poèmes, mais aussi plusieurs passages de Wilhelm Meister, de Dichtung und Wahrheit (Poésie et Vérité) ainsi que Das Mrchen (Le conte)..
Joseph II l’anoblit en 1782. Une relation complexe le lie à Charlotte von Stein, la « beauté froide », et peut-êre à la duchesse Anna Amalia. Il travaille alors à Egmont, Iphigénie en Tauride, Torquato Tasso. Il ressent la mort de son père (1781) comme une libération. En 1786, il sollicite un congé et part pour l’Italie. Ce voyage sera pour lui, admirateur de l’Antiquité, une véritable renaissance. De retour à Weimar en 1788, il décide de renoncer à ses fonctions pour se consacrer totalement à l’art et aux sciences. Il sera toutefois nommé bibliothécaire ducal après avoir organisé le théâtre de la cour.
En 1794, il fait la rencontre de Friedrich Schiller. Il s’ensuivra une imposante correspondance et quand Schiller s’installera à Weimar en 1799, une profonde amitié liera les deux hommes et Goethe fournira plusieurs textes – dont Le Conte (1795) – au journal de Schiller «Die Horen». Entre-temps, son roman d’éducation Wilhelm Meister Lehrjahre est terminé, roman dans lequel il cherche à montrer l’émancipation de l’individualité. Sur les conseils de Schiller, il reprend et termine son Faust en 1806.
Il assiste à la défaite de l’armée prussienne par les troupes napoléoniennes. En 1792 déjà, il avait accompagné Charles Auguste dans la campagne de France et assisté à la canonnade de Valmy. Il en avait tiré la leçon que le monde futur n’aurait plus rien de commun avec le passé et qu’en particulier le Saint Empire Romain disparaîtrait et avec lui les petites principautés allemandes.
En 1806, il épouse Christiane Vulpius avec qui il vivait depuis des années au grand dam de la bonne société de Weimar. Son fils August était né en 1789.
En octobre 1808, ont lieu les pourparlers d’Erfurt et de Weimar. Goethe ressent Napoléon comme un être « démoniaque ». En 1809 paraissent les Wahlverwandschaften (Affinités électives), puis ses Farbenlehre (Traité des couleurs). Il met une dernière main à Dichtung und Wahrheit. À la suite d’une aventure amoureuse, il compose son recueil de poèmes « venu de la jeunesse de l’humanité » : le West-östlichen Diwan (Le divan oriental-occidental).
À la suite du Congrès de Vienne, Weimar devient Grand-Duché et Goethe est nommé ministre d’État. Il connaît son dernier amour (une aventure qui a fourni un émouvant chapitre à S. Zweig dans ses Très riches heures de l’humanité). En 1829 a lieu la première représentation du Faust. Son fils meurt en 1830 et lui-même s’éteint en 1832.


Bibliographie

Pour le texte original on se reportera à l’édition en ligne :
www. digbib.org/Johann_Wolfgang_von_Goethe_1749/das_maerchen

ÉTUDES

La plupart des études ne sont pas disponibles en français. Cependant la plupart des traductions sont précées ou suivies d’un commentaire.

Allen, Paul Marshall, The time is at hand! : The Rosicrucian nature of Goethe's Fairy tale of the green snake and the beautiful lily and The mystery dramas of Rudolf Steiner, Hudson, NY, Anthroposophic Press, 1995.
Blod, Gabriele, "Lebensmärchen" : Goethes "Dichtung und Wahrheit" als poetischer und poetologischer Text, Würzburg , Königshausen & Neumann, 2003.
Drewermann, Eugen, Goethes Märchen tiefenpsychologisch gedeutet oder die Liebe herrscht nicht, Düsseldorf, Walter, 2000.
Eisbrenner, Astrid, Das Erscheinen des Schönen : Goethes Ästhetik des Lebendigen, 2002
Endres, Hans, Goethes Vision der Zeitenwende, Isselbach, Fischer, 1993.
Eppelsheimer, Rudolf, Die Mission der Kunst in Goethes Brücken-Märchen : eine Kulturprognose, Borchen, Möllmann, 1999.
Geiger, Rudolf, Goethes Märchen : Bilder einer konkreten Utopie, Stuttgart : Urachhaus, 1993.
Hollendung, Simon, Goethe- Das Märchen als politische Utopie, www.goethe-das-maerchen.de
Janda, Georg, Ideen zu Goethes "Märchen von der grünen Schlange und der schönen Lilie" und zu Goethes "Novelle", version brève, 2. éd.. - Lappersdorf, Theodor-Storm-Straße 19 : G. Janda, 2002.
Schößler, Franziska, Aufbrechende Geschlechterrivalitäten und die 'Verzwergung der Frau'. Zu Goethes Märchen Die neue Melusine. In: Joan Cutting (Hrsg.), Analyzing the language of discourse communities. Amsterdam etc.: Elsevier 2000, P. 77-90
Steiner, Rudolf, Goethes Geistesart in ihrer Offenbarung durch seinen Faust und durch das Märchen von der Schlange und der Lilie, Dornach : Rudolf Steiner Verl., 1989
Steiner, Rudolf Goethes geheime Offenbarung in seinem Märchen von der grünen Schlange und der schönen Lilie : zwei Aufsätze aus den Jahren 1899 und 1918 und elf Vorträge aus den Jahren 1891, 1904, 1905, 1908 und 1909 ; das "Märchen" von J. W. Goethe und eine Chronik "Goethes Rätselmärchen im Lichte von Rudolf Steiners Geistesforschung", 2ème édition augmentée., Dornach, 1999.
Zietze, Sylvia, Light and consciousness : analysis and stage concept of Goethe´s fairytale of the Green Snake and the Beautiful Lily, Frankfurt am Main : P. Lang, 2005



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