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Georges Ziegelmeyer

Biographie

Georges Ziegelmeyer, né en 1938, a séjourné pendant plusieurs années en Corée du Sud avant le boom économique du derniers tiers du XXe siècle. Vivant au contact des paysans et des mineurs, il a découvert leurs dures conditions de vie et leur acharnement au travail pour faire de leur pays une puissance économique. Il a fondé, avec Byon Jeong-Won, une collection consacrée aux lettres coréennes chez L’Harmattan.

Georges Ziegelmeyer et Byon Jeong-won ont traduit un livre-monde comprenant deux cycles qui totalisent vingt-deux volumes. Leur auteur, animé du souffle des grands classiques, est considéré comme l’un des grands contemporains des lettres coréennes. Arirang et La chaîne des monts Taebaek ont rallié des millions de lecteurs de la péninsule. Jo Jong-nae est souvent proposé au Nobel de littérature (Corée du Sud) pour avoir su fixer, dans cette immense symphonie, publiée en français, chez L’Harmattan, le destin de la nation coréenne de la fin du 19e siècle aux années 80 du XXe siècle [un troisième cycle de cette saga, encore inédit en français, est disponible à Séoul].
Il nous a paru pertinent de demander à Georges Ziegelmeyer, son traducteur – avec son épouse, Byon Jeong-won – de conter les deux cycles à l’intention du lecteur francophone. Nous y découvrirons un peuple à la culture et aux traditions millénaires.
Colonisée en 1905 par les Japonais, puis annexée en 1910, la Corée, sur décision des grandes puissances, fut, en 1945, divisée en Nord et Sud.
Alors que le Nord, aidé par les Soviétiques se dote d'un régime communiste, le Sud, protégé par les Américains, opte pour une économie capitaliste. Mécontents des mesures prises par le gouvernement militaire américain et ensuite par le régime du président Yi Seung-man, les mineurs, puis les métayers, esclaves des gros propriétaires terriens, rejoignent les rangs des gauchistes qui réclament une équitable redistribution des terres.
Joe Jong-Nae est de l’espèce des géants qui, de Tolstoï à Gorki, en passant par Roger Martin du Gard ou Jules Romains, ont su puiser dans le génie de leur peuple les moyens de bâtir un monument à la mesure de cet océan mouvant et complexe qu’est un peuple en voie d’affranchissement ; il en est toujours né un chef-d’œuvre que, de génération en génération, on se transmet. La somme de Jo Jong-nae est assurément de cette espèce.
Georges Ziegelmeyer