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Dante Alighieri

Biographie

Dante naît en 1265 à Florence, ville en plein essor mais où s’affrontent, déjà, les clans ennemis des Guelfes et des Gibelins, les premiers partisans de l’Empire, les seconds attachés à la papauté. Dante jouera un rôle non négligeable dans ce conflit sanglant. Il participe, en 1289, à la bataille de Campaldino contre les Gibelins de Toscane. En 1300, après des études de philosophie et de théologie qui marqueront sa pensée, il est élu prieur de Florence, charge qui ne dure que trois mois, et se voit contraint d’exiler son meilleur ami, Guido Cavalcanti. Envoyé en ambassadeur auprès du pape Boniface VIII qui a fait appel à Charles de Valois pour rétablir l’ordre, il se retrouve dans le camp des Guelfes blancs face aux Noirs qui ont pris le pouvoir sans ménagement. Dante est exilé avec ses enfants, puis condamné à mort par contumace. Il passera le reste de sa vie sur les routes et dans diverses cours du nord de l’Italie. Il meurt de la malaria à 56 ans, au retour d’une ambassade à Venise.
Il a eu tout juste le temps de finir la Comédie, son œuvre majeure divisée en trois parties : ENFER, PURGATOIRE, PARADIS.
Elle est dédiée, comme la Vita nuova écrite vingt ans plus tôt, à la louange de Béatrice, entrevue dans son enfance et devenue, dans la Comédie, le symbole de l’amour sacré qui l’appelle à se purifier pour parvenir à la vision de Dieu.

La première partie de la Comédie nous montre Dante perdu « au milieu du chemin de la vie », dans une forêt obscure, symbole de son égarement moral et spirituel. Mais Béatrice veille sur lui et lui envoie Virgile pour le conduire parmi les cercles de l’Enfer où souffrent une foule d’hommes et de femmes punis pour leurs péchés. Il rencontre ainsi Francesca da Rimini et son amant Paolo, Farinata, Ugolin, Ulysse et tant d’autres, tirés de l’Histoire ou de la légende. Ces personnages, hauts en couleurs, célébrés par les peintres et les musiciens, hantent notre mémoire fascinée par leur destin tragique ou grotesque. Mais cette fresque apocalyptique n’est que le prélude à l’itinéraire libérateur qui va mener le poète jusqu’au Paradis en passant par l’ascèse du Purgatoire.
Après avoir traversé les horreurs de l’enfer, Dante, toujours accompagné de son maître Virgile, accède à la montagne du Purgatoire. Tout au long de leur pénible ascension, les deux hommes vont rencontrer désormais des pécheurs repentis mais qui doivent encore se purger de leurs fautes. Le poète dialogue en chemin avec les âmes d’hommes et de femmes de toutes conditions. Des grands seigneurs, comme le roi de Sicile Manfred, excommunié de son vivant mais repenti in extremis, jusqu’à l’émouvante Pia dei Tolomei, assassinée par son mari dans de mystérieuses circonstances. Le chant culmine avec la rencontre de Béatrice au Paradis terrestre où, accablé de sévères reproches, le poète retrouve celle qui, seule, va le conduire jusqu’au Paradis. Cette seconde cantica nous plonge dans l’harmonie et la lumière de l’espérance sous un soleil omniprésent, figure du grand Soleil vers qui l’univers entier converge.
Guidé à présent par Béatrice, Dante aborde la fin de son parcours dans l’au-delà et pénètre dans les cercles du Paradis, monde entièrement nouveau où ni le temps, ni l’espace, ni la couleur, ni la forme n’ont plus de sens. Il faut traverser l’humain pour accéder aux réalités d’en-haut, symbolisées par des orbes toujours en mouvement. Mais le monde terrestre n’a pas disparu pour autant : dans les premiers cercles il va retrouver des personnes connues de lui ou de grands témoins de la foi – saint Dominique ou saint François. Les trois derniers cercles sont le séjour des saints, des anges et de Dieu, entouré du Christ et de la Vierge, couronnement de l’itinéraire commencé dans « l’obscure forêt ».

DANTE ALIGHIERI (1265-1321) domine de sa stature exceptionnelle toute la littérature italienne de son époque et des siècles suivants. Son œuvre majeure, le Poème sacré (traditionnellement appelée Divine Comédie), est une immense fresque de plus de 14 000 vers, somme à la fois poétique, politique et spirituelle qui n’a cessé d’être lue, commentée et traduite dans toutes les langues.
Outre La Divine Comédie (titre définitif à partir de l’édition de 1555), Dante a écrit : le De Monarchia et le De Vulgari eloquentia, laissés inachevés, et le Banquet ; ils témoignent de son intense activité littéraire et politique dans une Italie en devenir qu’il marquera de son empreinte indélébile.


Nous avons choisi la traduction de Claude Dandréa qui a d’abord cherché honnêtement à rendre accessible au lecteur contemporain un chef-d’œuvre qu’on lisait peu, tant les traductions étaient langées d’une résille poussiéreuse.

 

Nous publierons bientôt, dans la même collection, La Vita Nuova, commentée et traduite par Gianfranco Stroppini de Focara.

-> Nous vous invitons à cliquer sur la page consacrée à Claude Dandréa.

Dante Alighieri