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Laurent Peireire

Biographie

Laurent Peireire, né en 1960 à Paris, a travaillé durant plusieurs années comme scénariste pour le cinéma et la télévision, en France et à l’étranger, avant de se tourner résolument vers l’écriture.

En 2005, il publie chez Champ Vallon, Le Journal de Kikuko, sélectionné par le Festival de Chambéry qui réunit les dix meilleurs auteurs de nouveaux romans de l’année.

Dans ce texte, le narrateur, un universitaire français, secrétaire d’un écrivain japonais à succès, se trouve confronté au dilemme de devoir publier ou non des textes posthumes scandaleux, dangereux. Ils concernent la relation de son Maître avec la sœur de sa femme, Kikuko, à la fois malade mentale et fatale incarnation de toute la beauté secrète, mystérieuse du Japon traditionnel.

Résumant l’avis unanime de la critique, Anne B. Walter écrira, dans un grand mensuel parisien, que ce roman « se signale par une langue merveilleuse de simplicité et d’intelligence et un narrateur dont la modestie et la transparence sont si touchantes qu’elles exercent une attraction irrésistible sur le lecteur ».

Invité par France Culture, dans les Mardis Littéraires de Pascale Casanova,  Laurent Peireire avouera toute son admiration pour L’éloge de l’ombre de Tanizaki, sa fascination pour les ténèbres de l’intimité humaine et son aspect paradoxalement insurrectionnel face aux codes moraux, sociaux dominants d’une époque.

Malgré sa curiosité pour l’histoire littéraire, pour les courants philosophiques, artistiques les plus actuels, la création romanesque pour Laurent Peireire relève en effet d’une pratique de la porte close. Parce que la littérature, le travail de l’imagination, requièrent la solitude d’un homme seul. Parce que, à l’inverse de l’Information, de ses voies à sens  unique, le propre de la Fiction reste l’exploration multiple, délicate, inattendue,  silencieuse, des contradictions du cœur humain. Le roman est achevé quand sur les plateaux de la balance, la vie, la Contradiction est restituée au lecteur dans son plus juste équilibre, sans qu’aucune des forces du compromis ne puisse plus peser d’aucun poids, sans plus aucun secours pour atténuer la douleur de l’Évidence.  

Scènes privées, à la fois éloge de l’utopie et anti-utopie radicale, en est le parfait exemple.

Laurent Peireire